Avocat d’affaire ou ‘Commercial Contract Manager’ ?

8 mai 2016
gestion de contrats-stratégie
Contract Management - Construction

Une question pertinente

Le défi

Aujourd’hui, les PME sont confrontées à l’augmentation :

  • De la dépendance des partenaires d’affaires,
  • Des exigences clients,
  • Des réglementations accrues,
  • Du durcissement des relations avec les employés,
  • De la compétitivité acerbe de la concurrence, voire
  • De la globalisation.

Clairement, cette complexité se matérialise aussi dans des clauses contractuelles compliquées.

Déjà à l’état de Start-up, un entrepreneur doit impérativement investir un minimum de fonds afin d’éviter de voir son activité brisée par un coût non souhaité.

« La question n’est pas si le prochain litige va venir, mais bien quand ? »

Un choix s’impose

Les PME n’ont que rarement les moyens d’engager du personnel spécialisé dans les contrats. Elles ont donc à choisir entre :

  1. Un Commercial Contract Manager, et
  2. Un Avocat d’affaire

Mais, regardons d’abord le profil de chacun :

L’avocat d’affaire

« Il défend les intérêts juridiques de son client »

Avantages

  • Il maitrise la loi et ses rouages (droit des contrats, des procédures, etc.)
  • Il protège l’entreprise de pertes liées aux risques juridiques

Points de tension

  • Compétences métiers de l’entreprise souvent méconnues
  • Les affaires de l’entreprise confinées au second plan

Le Commercial Contract Manager (CCM)

« Il défend la marge d’affaire de son client »

Avantages

  • Il maîtrise les activités de l’entreprise, ses contradictions, ses défis de réussites (à traduire dans des termes contractuels)
  • Il améliore les gains d’entreprise

Points de tension

  • Il n’est pas à même de gérer les litiges juridiques devant les tribunaux
  • Il ne bénéficie pas des ‘privilèges’ qu’a un avocat dans le secret professionnel

À l’évidence, le CCM et l’avocat sont complémentaires, à chacun ses prérogatives qui lui sont propres.

Quand impliquer un avocat ou un CCM ?

Par son approche plus pertinente sur l’amélioration des marges et la collaboration efficace entre les partenaires d’affaires, le CCM sera plus efficace dans la rédaction et les négociations des documents contractuels, la gestion des risques et des conflits -hors litiges-. Au besoin, il saura aussi recommander le recours à l’avocat.

L’avocat d’affaire, lui, sera plus pertinent dans les litiges -potentiels ou effectifs- qu’il soit avec les partenaires, clients ou employés.

Et ensemble, ils contribuent à la stratégie des risques juridiques d’entreprise, l’avocat dans sa conception, le CCM dans sa mise en œuvre.

Conclusion

Aujourd’hui, les entrepreneurs avisés ont recours tant à un CCM pour optimiser les rendements, qu’à un avocat d’affaire pour optimiser les risques juridiques d’entreprise.